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Chaussette Cosmique

August 23

Le Rêve

 

             

Extraordinaire, fabuleux, grandiose.

Ce show m'a tout simplement bouleversée. Merci cher cousin.

August 01

Marseille – Episode 17 – Au bout du monde

 

Je prends le bus 83 qui longe la côte en descendant. Je reconnais au passage le Vallon des Auffes où nous avons fait notre barbecue trois jours plus tôt.

Petit souci dans le bus à cause d’un groupe de jeunes qui ont fait brûler quelque chose qui sentait les pétards du 14 juillet. C’est là que je me suis dit que ce qui faisait Marseille, c’était les Marseillais. Les gens. On ne connaît pas une ville juste avec ses murs, mais avec les personnes qui lui donnent vie.

Je descends avenue du Prado et prends le bus n°19 jusqu’aux Goudes, en passant par la Pointe Rouge. Arrivée au terminus, je consulte les horaires du bus n°20. Prochain passage : pas avant une heure. OK, je marche.

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Non, là, ce qu'il faut regarder, c'est pas où se situe Marseille. C'est l'araignée qui s'est fait aplatir par la vitre...

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Je marche seule. Jusqu’au panneau « Danger ! Accès interdit » qui me fait
penser au film « Passé virtuel » réalisé par Josef Rusnak en 1999
(Titre original: The Thirteenth Floor).
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Va jusqu’au bout du monde, le plus loin où tu peux aller et va encore plus loin.
 "Don't follow any road signs and don't stop for anything.
Not even barricades."
And what I saw...                
...scared me to the depths...
...of my miserable soul.
It was true.
It was all a sham.
It ain't real.
 J’ai adoré ce film de science-fiction. Je vous le recommande ! 

  Passé Virtuel

La route n’étant pas adaptée aux piétons (pas de trottoir), je fais demi-tour pour revenir à l’arrêt de bus. Je croise un motard à l'allure de gros nounours sur sa Harley, puis je le vois repasser dans le même sens deux minutes plus tard. Il s'arrête sur la route à côté de moi. Il veut faire ma connaissance. A cause de mon sourire qui l’a envoûté. Je lui dis que c’est bien aussi de garder ce sourire furtif sans lui donner de suite. Il serait gravé pour toujours dans sa mémoire car ce serait la seule image qu’il aurait de moi. Il se contente de ça et repart.

J’arrive à l’arrêt. Deux minibus sont garés.

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Je m’adresse à un chauffeur :

-      Bonjour. Vous allez où ?

-      Où vous voulez !

-      Ah ! Vous partez quand ?

-      Quand vous voulez !

Et hop ! Je suis montée. Petit trajet jusqu’à Madrague-Montredon.

Petite visite à pied.

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On dirait une portée musicale dans le ciel, non ?

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C'est vraiment le bout du monde. Enfin, ça dépend, ça dépasse... de ma carte. C'est le bout de la carte.

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Retour au centre-ville par le bus 19. Achat de cartes postales dans une petite boutique. Les mêmes que partout. Pas moins chères qu’ailleurs. Sauf qu’ici, ils ont attendu que j’aie tout regardé avant de rentrer leurs présentoirs. Même si j’ai dépassé l’heure de la fermeture. J’existe. Merci.

A l’appart. Doris lit un livre dans le salon tout sombre. Je me dis : « Mais comment peut-elle lire sans lumière ? » et lui propose d’allumer. Elle accepte.

Je rentre dans ma chambre en attendant impatiemment l’heure de la pause-goûter. J’ai beau être à plusieurs centaines de kilomètres du Studio Bleu, mon corps ressent qu’on est mercredi soir. C’est l’heure de ma dose hebdomadaire. De vibrations.

Marseille – Episode 16 – Panier, panisse

 

Mercredi 30 avril 2008

Avant qu’il parte au travail, je demande à Pada si je peux consulter mes mails sur son PC. Je lui redemande également s’il peut me trouver la Soupe aux Choux. Il me dit qu’il doit déjà l’avoir et me sort une version DJ de la Soupe aux Choux.

Visite du quartier du Panier, en passant derrière la mairie, sur le Vieux Port.

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Ruelles étroites avec des bâtiments hauts de chaque côté, escaliers, couleurs.

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Petites boutiques d’art.

Je m’arrête devant la vitrine de l’une d’entre elles. Y sont exposés de mignons petits modèles d’animaux en pâte à modeler. Je veux en garder un souvenir, ils sont trop rigolos. Je sors mon téléphone portable et prends le temps de cadrer. Une dame surgit alors de la boutique, l’air menaçant. « No photos, please ! » crie-t-elle sur un ton agressif. OK. Je range mon téléphone et m’éloigne.

Vieille Charité.

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Coupole vide.

Expos dans les bâtiments l’entourant.

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Je prends le tramway jusqu’à Joliette. Ça fait zone de bureaux. Pas de magasins. Pas touristique.

Je cherche un endroit où m’acheter un sandwich.

J’entre dans un petit snack. Je regarde ce qu’ils proposent. Quelques paninis. La dame du snack me cite les différentes variétés. Un panini avec des nuggets de poulet, pourquoi pas, c’est original. Je sors mon plan de Marseille en lui demandant où je peux prendre le bus n°83, celui qui longe la corniche vers le Sud. Pendant qu’elle m’explique où est l’arrêt, je me dis que le panini aux nuggets n’a rien de marseillais. Je la remercie sans passer commande et me dirige vers l’arrêt. Je vois passer mon bus. Bon, ça me laisse le temps de chercher un autre sandwich.

Je rentre dans un endroit où l'on peut manger sur place ou à emporter. J’annonce que je cherche une spécialité régionale. Pas de spécialité régionale, me répond le jeune homme derrière le comptoir. Je lui demande si je peux trouver ça ailleurs. Pendant ce temps, un autre homme travaillant là arrive. Son collègue lui explique ma requête. Non, que des sandwichs classiques. La seule spécialité marseillaise qu’ils proposent se trouve en plat chaud à manger dans une assiette à table : la panisse, un palet à base de farine de pois chiche. Je demande qu’ils me fassent un sandwich spécial avec. Ils m’en rajoutent dans le sandwich bagnat au saumon, avec maïs, avocat, salade. Sandwich unique au monde, concocté exprès pour moi, à ma demande.

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Pendant qu’ils me préparent ça en cuisine, le premier jeune homme me propose des navettes comme dessert, seule autre spécialité locale. Il m’en offre même une (normalement, c’est 2,85€ les 4) en m’expliquant que c’est censé représenter la barque de Marie-Madeleine…

Marseille – Episode 15 – Les calanques

 

Mardi 29 avril 2008

Départ de Claire à 8h, pour le Canada.

Doris me permet de consulter mes mails sur son PC. Oh surprise ! Il m’a envoyé un mail…

Je fais mes bagages et me prépare à partir chez Julien. Il m’avait dit de l’appeler mardi dans la matinée. Ne voulant pas le réveiller, je l’appelle à 10h.

-      Julien, c’est Camy, des MK’4.

-      C’est qui ?

-      Camy… Je devais venir chez toi ce matin. C’est toujours d’accord ?

-      Ben là, je suis pas chez moi…

Il me dit qu’il a des exams lundi, qu’il sera tous les jours toute la journée à la médiathèque et qu’il faut que je vive ma vie… Malaise.

Gentiment, Doris me propose de rester chez eux. Je rappelle Julien.

« Je demanderai aux deux autres colocs ce soir et je te rappelle pour te dire ce que je fais. »

D’ici là, je vais me promener.

Bus 21 pour Luminy. En l’attendant, je me paie un croissant trop bon à la boulangerie Banette.

Une demi-heure de bus.

Luminy. La fac. La cité U.

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Dans la garrigue me conduisant aux calanques, j’appelle Patrick. Un quart d’heure au téléphone.

« J’aurais aimé qu’il m’appelle pour me demander comment s’est passée ma 1ère TGR, mais il ne l’a pas fait. Par contre, j’ai découvert un mail ce matin, je n’en reviens pas… »

Les rôles se sont inversés, mais le duel reste le même. Ce que j’attends de l’un, c’est l’autre qui le fait.

Je lui raconte aussi avoir rencontré mon modèle. Et être fière d’avoir joué avec elle. Je lui demande également d’engueuler Mathias pour avoir décidé de faire cours un jour où je ne suis pas là, et d’envoyer un rayon de soleil de ma part à tous les MK’4 le lendemain soir.

Je suis le chemin de randonnée balisé avec les signes rouges.

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Après plus d’une dizaine de signes, je croise trois femmes qui viennent en sens inverse et me conseillent de prendre un autre chemin. Elles sont toutes trois d’Aix-en-Provence, et me paraissent avoir autour de la quarantaine. Ma présence ne les gêne pas, et je perçois des bribes de leur conversation. L’une se met à raconter qu’elle avait dit au mari de l’une des deux autres : « Ah non ! Jeudi, c’est le jour où elle sortait avec l’électricien ! » Sur le ton de la plaisanterie, bien sûr. Le secret des couples qui durent : rendre jaloux son mari avec de faux amants…

Elles me recommandent vivement de visiter le quartier du Panier, derrière la mairie. Et si possible, d’aller faire un tour à Cassis (attention, on prononce Cassi, et pas Cassisse). Lors d’une pause pour prendre des photos du paysage paradisiaque qui apparaît sous nos yeux, les trois femmes me distancent et je les perds bientôt de vue. J’arrive au bout de la route. Petite barrière. Euh… il continue par où, le chemin ? Un homme et sa fille passent derrière la barrière. Chouette, je vais les suivre, ils vont me guider… Quelques rochers plus loin, le papa ralentit et dit à sa petite fille : « Laisse passer la dame… » Mais non hé ! Ne laissez pas passer la dame, elle ne connaît pas le chemin, la dame, elle voulait vous suivre…

-      Je ne connais pas le chemin, leur dis-je.

-      Oh ! C’est facile, vous ne pouvez pas vous tromper ! me répond le papa.

Oh toi, tu ne me connais pas ! Si tu savais que la dernière fois que je suis allée voir une copine, elle m’a dit « En sortant, tu prends à droite et tu retombes sur le virage où je t’ai vue tout à l’heure », et en sortant de chez elle, j’ai pris à gauche et j’ai pas reconnu le virage…

Finalement, je parviens jusqu’à la calanque de Sugiton. Magnifique.

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Je me cale dans un creux de rocher et ferme les yeux. Lorsque je les rouvre, un triangle foncé sous mon nombril me signale que j’ai bronzé. En deux heures, à l’insu de mon plein gré. Chips.

Retour avec les MK... sur mon lecteur mp3.

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Dans le bus dont les sièges sont assortis aux MK, je rencontre Brigitte qui rentre chez elle. Elle doit m’appeler si elle sort jeudi. Ce sera férié car le 1er mai.

Descente au Vieux Port.

Monop’ :

-      Gâche tranchée

-      Duplo

-      Galettes de campagne figues

-      Chocolat Lindt Millefeuille

-      Bouteille 50cl thé mangue

Je fais un tour au centre Bourse (centre commercial) et continue vers l’Arc de Triomphe (place Jules Guesde).

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Puis je décide d’aller jusqu’à la gare St Charles pour retirer mon billet de train. Au passage, je fais toutes les boutiques de chaussures (peuchère, qu’est-ce qu’il y en a à Marseille !) et après de longues recherches, je retrouve enfin la paire sur laquelle j’avais flashé. Dernière paire : pointure 37… La chance !

Je retire mon billet de train à la gare St Charles puis rentre en métro.

Retour maison.

Pada arrive avec « Le Panier ».

-      Est-ce que je peux rester ici jusqu’à samedi ?

-      C’est absolument hors de question ! répond-il sur un ton sérieux alors que je sais qu’il ne le pense pas le moins du monde.

Je rappelle Julien, soulagé que je ne vienne plus chez lui.

Envoi d’un texto à Doris. (Vous saviez que le mot « texto » est en fait une marque déposée de SFR ?)

Dîner : le riz trop bon de Doris (le secret : elle avait rajouté une briquette de lait de coco, du sel et du poivre dans l’eau de cuisson dans l’autocuiseur)

 Et je m'endors en pensant... auquel des deux, à votre avis ?

Marseille – Episode 14 – RTM

 

Je descends dans le métro au Vieux Port. Accueil RTM. Le monsieur chauve à l’accueil me conseille la carte perso avec abonnement de 7 jours pour 10,60€. Mais il faut une photo d’identité. J’en ai une dans mon sac à main qui est resté à l’appart.

Je reconnais de loin la statue de la place Castellane et prends la rue de Rome pour y parvenir. Repérage dans l’espace ++.

Je prends ma photo d’identité et vais à l’accueil RTM le plus proche, celui de Castellane. La dame refuse ma photo en disant que c’est une photo CV et non d’identité. Il y a des normes strictes.

Je décide d’aller au Photomaton mais n’ai pas de monnaie (c’est 4€). Je demande à la cordonnerie. Pas de monnaie. La poisse. Tant pis, je fais du shopping rue de Rome. J’aurais besoin d’escarpins noirs fermés pour accompagner une robe de soirée. Je flashe sur des chaussures originales avec une espèce de ressort…

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Et c’est là que la grammairienne que je suis dans l’âme s’arrête pour réfléchir un instant : on dit un espèce de ressort ou une espèce de ressort ? Sachant que ressort est masculin, mais espèce est féminin…

Tic tac… tic tac… tic tac… Biiiiiiiiiiiiiiiip !

Réponse : http://www.csa.fr/actualite/dossiers/dossiers_detail.php?id=113826&chap=2766

Il n’y a malheureusement plus ma pointure. Finalement, je m’achète des chaussures blanches dans un autre magasin.

J’arrive au bout de la rue de Rome. C’est le Vieux Port. Je descends à l’accueil RTM au cas où. Le gentil monsieur chauve accepte ma photo !

« On va zoomer », me dit-il.

Trop bien.

Au passage, je me fais draguer par son collègue.

Le gentil monsieur chauve : Pour faire la carte, il me faut votre date de naissance.

Moi : Le 21 décembre 1975.

Je regarde son collègue qui sourit.

Moi : Vous aussi, vous êtes de 75 ?

Le collègue : Non, mais merci ! Je vous dois combien ?

Le gentil monsieur chauve : Il en a 10 de plus… Mariée ?

Moi : Non.

Le collègue : Un point de plus !

Le gentil monsieur chauve : Une adresse à Marseille ?

Moi : Non, j’habite à Paris.

Le collègue : Ah non ! Là, vous avez tout gâché !

 

Achats Monop’ :

-      Bouteille 50cl thé mangue Monop’

-      Pim’s orange sanguine

-      Boîtes Merci

-      Sachet de bonbons

-      Pringle’s Rice Infusions

-      Tartelettes mangue Bonne Maman

 

Retour à l’appart.

Pada me demande quand je dois partir.

« De l’appart, demain matin. Je vais chez un autre MK jusqu’à samedi. »

Au dîner, Claire parle d’une musique qu’elle écoutait lorsqu’elle était gamine et qu’elle a retrouvée récemment.

Je demande alors à Pada s’il peut me retrouver « La soupe aux choux ».

 

July 29

De la chrysalide au papillon

 
Jeudi 24 juillet 2008.
Je passe par hasard devant le salon de coiffure Tchip d'Issy-les-Moulineaux. Sans conviction, je jette un coup d'oeil aux tracts mis à disposition devant l'entrée. Les tarifs attractifs proposés me font rentrer à l'intérieur pour plus de renseignements. Argh ! Le forfait shampooing+coupe+brushing+couleur annoncé à 28€ se transforme en forfait à 64€ si on veut la couleur sur toute la longueur du cheveu et pas que sur la racine... Ils me disent que c'est sans rendez-vous chez eux, et me proposent de me prendre tout de suite. La nuit portant conseil, je décide de revenir le lendemain.
 
Vendredi 25 juillet 2008.
J'ai flashé sur un modèle de coiffure présenté sur leur tract. Je le leur montre :
 
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- Alors, si vous voulez ça, me dit le coiffeur en chef, vous allez sur internet, vous tapez SNCF, et vous prenez un billet pour Lourdes ! On ne fait pas de miracle ici...
 
Arf...
Il me montre un autre modèle, plus adapté à ma nature de cheveu.
 
- Je trouve ça trop sage, lui dis-je. Je ne veux pas une coiffure qui fasse trop sage.
- Laisse-la moi, s'exclame-t-il alors à sa collègue qui m'avait accueillie. On va s'éclater ! On va faire fashion !
 
Après m'avoir installée devant le miroir, il prend mes cheveux dans ses mains et me montre une longueur.
 
- On coupe tout ça ? me demande-t-il.
- J'en sais rien !
- Je fais ce que je veux ?
- Voilà !
 
Vous avez déjà vu un savant fou plongé dans son délire perso, à fond dans une expérience qui pourrait selon lui changer la face du monde ? Eh bien, le coiffeur à qui j'ai donné carte blanche était bien plus déjanté encore... On aurait dit un artiste débordant de créativité réalisant une oeuvre magistrale. Un génie en plein trip. Il coupait dans tous les sens, selon une technique que je n'avais jamais vue... Un style très perso. Il s'éclatait, prenait du plaisir à chaque coup de ciseaux-tondeuse. Oui, parce que ça ressemblait à des ciseaux, mais ça faisait la sensation d'une lame de rasoir...
 
- Vous voulez des mèches classiques ou un truc plus fun ?
- J'aimerais bien un truc fun, mais je travaille dans une école catho...
- Ah, alors je peux vous faire une croix derrière...
 
Finalement, il opte pour un truc branché.
 
- C'est tapant ! s'exclame-t-il alors que son collègue vient de me rincer les cheveux et que je n'ai encore rien vu. Le petit Jésus risque de ne pas apprécier...
 
En tout cas, moi, j'apprécie ! Je suis vraiment ravie ! Relooking réussi !
 
Avant Tchip :

Camy Avant Tchip

 
Après Tchip :

Camy Après Tchip   Camy après Tchip 3

 
 
July 19

Marseille – Episode 11 – Le jour du Carnaval

 

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Samedi 26 avril 2008

8h36. Réveil. Je me fais un thé et m’incruste dans la salle commune où Doris et Romain sont en train de petit-déjeuner. J’ai toujours trouvé ce verbe rigolo : petit-déjeuner. En nom commun, ça passe sans problème. Mais en verbe… Je petit-déjeune, tu petit-déjeunes…

Tartines de pain de seigle aux céréales. 1. 2. Allez, on fait le carnaval aujourd’hui. Besoin d’énergie. 3. 4. J’abuse. Mais je suis une testeuse. Deux sortes de confiture (oranges amères, abricot), pain toasté ou pas. Ça fait bien 4 tartines différentes. Ah mais j’oubliais : il y a aussi beurre doux ou demi-sel…

Le petit-déjeuner fini, je vais dans la salle de bains me brosser les dents puis m’installe sur le balcon prendre un bain de soleil. Arrive Christelle qui vient de se réveiller.

-      Camy, je vais faire du café. Tu en veux ?

-      Je veux bien !

Hop ! Je me réinstalle à table. Julie se ramène avec une part de gâteau qu’elle a achetée la veille en faisant le marché. Elle la partage en 3.

« Profitez-en avant que les autres ne se réveillent… »

Et hop ! Re-petit-déj pour Camy ! Trop bon, le gâteau, un délice !

Réveil des garçons. Douche. Habillage. Je mets le T-shirt MK jaune.

-      Dites, les gars, hier on a joué Dida 2. Or je n’ai pas appris Dida 2. Il y a une choré à un moment où tout le monde se déplace en avant et en arrière et moi je n’y arrivais pas. Ça m’embêterait d’être la seule à ne pas bouger comme tout le monde. Vous ne pourriez pas me l’apprendre ?

-      Tu es à la double ? Demande à Julie.

Julie m’a gentiment expliqué la choré.

« 1, 2, 3, tu tapes sur le 4e temps : 4 coups. 1 temps sans taper. Puis 7 coups. 2 temps sans taper. »

Ce que je traduis comme ceci :

1        2        3        4        1        2        3        4

X                           X X X X                 X X X X X X

On répète en boucle les 2 mesures.

« Pour les pieds, c’est une fois gauche-droite, puis les autres fois en avant et en arrière. »

1 pied droit à droite

2 pied gauche à droite

3 pied gauche à gauche

4 pied droit à gauche

1 pied droit à droite

2 pied gauche à droite

3 pied gauche à gauche

4 pied droit à gauche

1 pied droit en arrière

2 pied gauche demi-pointe

3 pied gauche pose

4 pied droit revient

1 pied droit en avant 

2 pied gauche demi-pointe

3 pied gauche pose

4 pied droit revient

(la partie bleue est à répéter en boucle)

"En fait, on pivote autour du pied gauche qui doit rester sur place, le pied droit tourne autour."

« Pour les bras, ça fait 1 2 3 4 bras à gauche, 1 2 3 4 5 6 7 bras à gauche puis à droit